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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 02:39

Pour beaucoup d’amateurs d’automobiles sportives, le nom de Mega n’évoque pas grand-chose, tout au plus quelques voiturettes ou véhicules utilitaires. Les plus connaisseurs se rappelleront que la marque française a brillé dans le trophée Andros, notamment en le remportant en 1994. Mais ce n’est pas tout, dans les années 90 la marque française a voulu transcender son image en sortant deux supercars absolument extrêmes,  la Track et la Monte Carlo. Bien que ces deux voitures aient été des échecs commerciaux, elles font partie des bien trop rares supercars françaises modernes.

Mega track

Dire qu’aujourd’hui certains amateurs se pâment d’admiration devant des concepts hybrides : berline-coupé, SUV… En 1992 déjà  la Track était tout à la fois un  4x4, une GT et un coupé sport !

Mega surprend tout le monde en présentant la Track, la marque ne fabriquait pourtant que des voitures sans aucune prétention sportive et voici un engin hors norme (plus de deux mettre de large, cinq de long…) d’un genre jamais vu : un mélange entre un 4x4 avec quatre roues motrices et une garde au sol réglable et une GT sportive luxueuse capable d’emmener quatre personnes à plus de 200km/h sur autoroute…

La Track est motorisée par un V12 Mercedes équipant à l’époque la limousine de Stuttgart, la S600.  Fort de 400 chevaux, il parvient à propulser la lourde Track (plus de deux tonnes) à 250 km/h, au prix il est vrai d’une consommation, disons, d’un autre temps : 20 litres au 100km en conduite mixte, plus du double en ville (!)

Malgré une finition de très bonne qualité et un équipement correct (dont une caméra de recul pour palier au manque de visibilité) le prix astronomique, environ deux millions de francs (300.000€) freinera les ardeurs des plus motivés. Il n’y aurait eu que 6 ou 7 Mega Track de fabriquées.

track1

track2

Mega monte Carlo

Quatre années après la présentation de la Track, Mega remet ça avec une voiture plus conventionnelle. Le même V12 Mercedes est utilisé pour propulser une voiture sportive conventionnelle à moteur central. Enfin, conventionnelle, signalons tout de même que la Monte Carlo est la deuxième voiture seulement à utiliser un châssis carbone (comme une certain McLaren F1).

Le moteur délivre toujours 400 chevaux, mais le poids de la Monte Carlo est nettement inférieur à celui de la Track : moins d’une tonne et demie, les performances annoncées sont donc très élevées, et même impressionnantes si on les compare aux sportives de l’époque : 300 km/h en pointe et à peine quatre secondes pour atteindre les 100km/h.

Malheureusement, il y a eu encore moins de Monte Carlo produites que de Track semble-t-il. On parle de trois exemplaires…

montecarlo2

montecarlo1

 

Il est regrettable que ces deux voitures n’aient pas connu un succès commercial, néanmoins le succès d’estime fut grand. Mega est entrée dans l’histoire des automobiles françaises de prestige par la grande porte, il ne nous reste qu’à prier que la marque retente l’aventure dans un futur proche…

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commentaires

D
On ne peut pas parler de succès ou d'échec commercial ici. l'ambition de la marque était clairement de montrer son savoir faire dans l'automobile classique. Les dirigeants souhaitaient montrer leur savoir faire (ils sont issue de la course automobile) en proposants des voitures d'exceptions (qui roulent) plutot que de faire des concepts cars qui ne dépassent pas le stade du laboratoire. <br /> Le nombre d'unité était volontairement limité pour ne pas a avoir à passer les différentes homolgations (test crash et autres). Le succes est la! plusieurs unités vendu et toujours en circulation!
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