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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:36

Il est rare qu’un roi ou un prince soit inélégant. D’une part le protocole leur impose des tenues très codifiées, d’autre part ils ont accès aux meilleurs tailleurs. Ceci dit, il arrive que certains bravent les convenances de leur époque et s’écartent des codes universellement admis. Edouard VII était l’un d’eux.

Prince de Galles à 1 mois, puis roi à 60 ans en 1901, il se fit remarquer pour son élégance innée et quotidienne. Pourtant il était assez corpulent et de taille modeste mais ceci ne pèse pas lourd devant sa maitrise de l’art de l’habillement et l’aplomb apporté par la certitude de la pertinence de ses choix. Ainsi plusieurs de ses inventions vestimentaires sont dictées par leur côté pratique.

Ce fameux dernier bouton

Edouard VII n’a certainement pas été le premier à déboutonner le bouton le plus bas de son veston après un repas copieux, mais c’est sans aucun doute l’un des plus illustres. Il en est ressorti rien de moins que l’une des règles les plus connues de l’élégance masculine : on laisse toujours ouvert le dernier bouton d’un gilet droit ou d’une veste droite (droit(e) en opposition à croisé(e) bien sûr), et à condition que la veste ait plus d’un bouton (sinon, il reste fermé).

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Le tissu prince de galle

Le fameux tissu « prince de galles » dont le motif est si particulier tire son nom d’Edouard VII en personne. En effet, c’est lui qui popularisa ce tissu. Composé de motifs carreaux s’entrecoupant à intervalles réguliers, de couleurs proches, dans des tons de beige ou de gris c’est un tissu de costume très polyvalent. Si un fil de couleur (souvent rouge ou bleu) est présent dans le motif, on parlera de Prince de Galles à Carreaux-fenêtres.

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Le revers au bas des pantalons

La légende hésite à attribuer cette habitude à la boue des terrains campagnards ou à celle des champs de courses de chevaux. Dans tout les cas, le revers a été utilisé par Edouard VII pour prémunir le bas de ses pantalons des tâches. Cette habitude sera reprise par beaucoup, même si aujourd’hui le revers semble tombé en disgrâce de ce côté de l’atlantique (il est encore très utilisé aux USA). Quoi qu’il en soit, l’amateur prendra garde à la hauteur du revers, la tradition l’a fixé aux alentours de 4 cm.

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Le Col HRH

Voici un legs méconnu d’Edouard VII. Le prince, grand amateur des créations du chemisier français Charvet, vit ce dernier lui confectionner un col particulier, haut et retourné, nommé parfois col HRH (Her Royal Highness) qui eut un succès certain à la fin du XIXème siècle. Ce col est devenu assez rare de nos jours …

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Incontestablement Edouard VII fut un parangon d’élégance et aujourd’hui encore la paternité de nombreuses règles et coutumes lui revient.  Il a bien mérité son titre d’« arbitre des élégances masculines» donné par Elizabeth Bergner Hurlock dans son livre The psychology of dress: an analysis of fashion and its motive.


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